Chenilles processionnaires, soyez vigilants !

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Un fort enjeu sanitaire

La période de risque sanitaire est élevée entre le printemps et le milieu de l’été, lorsque les chenilles processionnaires du chêne sont présentes sur les arbres et dans leur environnement. Autre période à risque : en hiver et au début du printemps pour les chenilles processionnaires du pin. Ces chenilles émettent, par milliers, des soies urticantes microscopiques, notamment en cas d’agression ou de stress.

Les effets sanitaires des chenilles processionnaires du chêne sont nombreux. Les personnes peuvent être en contact direct ou indirect ; les poils (soies urticantes) pouvant être transportés par le vent, s’accrocher aux tissus (peau, muqueuses, vêtements) et provoquer des réactions chez l’être humain et les animaux, avec des réactions plus ou moins virulentes selon la sensibilité.

  • Contact avec la peau : apparition dans les 8 heures de rougeurs, ou éruptions cutanées pouvant être douloureuses ou entrainer de sévères démangeaisons. La réaction se fait sur les parties découvertes de la peau et entre autres les poignets, les avant-bras, les mains, le visage et le cou.
  • Contact avec les yeux : développement après 1 à 4 heures d’une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants). Si les poils migrent vers les structures oculaires, les lésions peuvent être graves voire, dans de rares cas, évoluer vers la cécité.
  • Contact par inhalation : irritation des voies respiratoires qui se manifeste de façon bénigne par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir. Les inflammations aiguës peuvent provoquer des difficultés respiratoires.
  • Contact par ingestion : inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins, qui s’accompagne de symptômes tels que de l’hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.

Les animaux domestiques, notamment les chiens, peuvent également être affectés après un contact avec les chenilles ou leurs nids.

Consignes de prévention

Afin de limiter les risques d’exposition, il est recommandé de :

  • ne jamais toucher les chenilles, les nids ou les cocons ;
  • éviter de stationner ou de pique-niquer sous les arbres infestés ;
  • surveiller particulièrement les jeunes enfants à proximité des zones concernées ;
  • tenir les animaux domestiques éloignés des secteurs infestés ;
  • porter des vêtements couvrants lors d’activités à proximité des arbres concernés ;
  • ne pas tenter de détruire soi-même les nids ou les chenilles.

En cas d’exposition :

  • prendre une douche et changer de vêtements rapidement : il ne faut pas frotter les lésions pour éviter de casser les poils invisibles présents ;
  • rincer abondamment les yeux en cas de contact : consulter un ophtalmologue ;
  • consulter un médecin en cas de symptômes importants ou persistants ;
  • contacter rapidement un vétérinaire si un animal présente des signes d’atteinte.

L’enjeu du diagnostic médical

Une telle prolifération de chenilles processionnaires n’est pas habituelle. Ainsi, pour poser son diagnostic, le professionnel de santé consulté doit pouvoir disposer d’un maximum de précisions quant aux lieux fréquentés et aux situations rencontrées.

Signaler un foyer

L’ARS Bretagne invite les habitants à signaler toute présence suspecte de chenilles processionnaires du chêne sur le site de la FREDON Bretagne.
Ces signalements contribuent à la détection précoce des foyers et à l’organisation des actions de gestion.

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Le danger des chenilles processionnaires

Ces chenilles (du chêne au printemps/été, et du pin en hiver/printemps) possèdent des milliers de poils microscopiques très urticants. Ils se détachent facilement, surtout si la chenille est stressée, et peuvent être transportés par le vent.

Les risques pour la santé (humains et animaux) :

Comment se protéger ? (Prévention)

Que faire en cas de contact ?

  1. Douche et vêtements propres : Changez de vêtements et lavez-vous rapidement. Ne frottez pas la peau pour ne pas briser les poils invisibles.

  2. Pour les yeux : Rincez abondamment à l'eau et consultez un ophtalmologue.

  3. Médecin ou vétérinaire : Consultez rapidement si les symptômes sont graves ou si votre animal est touché.

💡 Conseil : Si vous allez chez le médecin, précisez-lui bien l'endroit où vous vous êtes promené pour l'aider à faire le bon diagnostic.