Interdiction de retour sur le territoire français (IRTF)

Si vous faites l'objet d'une obligation de quitter le territoire (OQTF), le préfet peut également vous interdire le retour sur le territoire français. Il s'agit d'une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF). Si vous ne respectez pas cette interdiction, vous risquez des sanctions pénales. Nous faisons le point sur la réglementation.
Si une OQTF a été prononcée et que vous n'avez pas quitté la France dans le délai des 30 jours, le préfet prononce une IRTF.
Cette décision doit être argumentée.
Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que le préfet ne prononce pas d'IRTF.
Le préfet peut également prononcer une IRTF en même temps qu'une OQTF avec délai de départ volontaire.
Si une OQTF sans délai a été prononcée, une interdiction de retour sur le territoire français est prononcée d'office.
À noter
À noterVous n'êtes pas concerné si vous êtes ressortissant étranger européen. Les membres de votre famille qui vivent en France avec vous ne sont pas concernés non plus.
L'IRTF est prononcée après une obligation de quitter le territoire français (OQTF) si vous êtes resté en France au-delà du délai des 30 jours accordés pour un départ volontaire.
Elle est prononcée automatiquement lorsque aucun délai ne vous est accordé pour quitter le territoire français.
Le préfet peut également décider de la prononcer s'il a pris à votre encontre une OQTF avec délai de départ volontaire.
Texte de loi et références
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L612-6 à L612-11 (Cas dans lesquels un étranger peut faire l'objet d'une interdiction de retour sur le territoire français)
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L613-7 et L613-8 (Abrogation de l'IRTF)
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L613-9 (Réexamen tous les 5 ans)
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L614-1 à L614-4 (Recours contre une interdiction de retour sur le territoire français)
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L824-1 à L824-12 (Non-respect des mesures d'éloignement ou d'assignation à résidence)
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : L900-1 à L931-4 (Procédures contentieuses devant le juge administratif (Partie législative du CESEDA))
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R613-6 à R613-7 (Notification de l'IRTF et suppression du signalement dans le SIS : article R613-7)
- Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : R900-1 à R931-5 (Procédures contentieuses devant le juge administratif (partie règlementaire du CESEDA))
- Circulaire du 14 juillet 2024 relative à la simplification des règles du contentieux relatif à l'entrée, au séjour et à l'éloignement des étrangers (Circulaire réforme du contentieux)
- Instruction relative à l'expulsion et l'éloignement des étrangers délinquants (Instruction du 6 février 2024 suite à la parution de la loi 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration et améliorer l'intégration)
Définitions
Pays membres de l'espace Schengen
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Islande (hors UE), Italie, Lettonie, Liechtenstein (hors UE), Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège (hors UE), Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse (hors UE)
Système d'information Schengen (SIS)
Fichier européen permettant aux forces de l'ordre et magistrats des pays de l'espace Schengen d'avoir des informations sur des personnes recherchées (fugitifs, personnes disparues, etc.). Les étrangers refusés à l'entrée d'un pays de l'espace Schengen sont également inscrits dans ce fichier.
Notification
Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne
Abrogation
Suppression pour l'avenir d'un acte administratif ou d'une règle de droit
Menace grave à l'ordre public
Actes particulièrement lourds (vol à main armée, violences, homicide, viol, trafic de drogue, etc.) rendant une personne dangereuse dans l'avenir. La récidive et la multiplication des condamnations sont souvent prises en compte.
Menace à l'ordre public
Actes lourds (trafic de stupéfiants, usurpation d'identité, aide à l'entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers, travail dissimulé, escroqueries, etc.) qui rendent une personne dangereuse dans l'avenir