La « kafala » est-elle reconnue en France ?

Oui, le recueil légal ou "kafala" peut être reconnu en France. Il s'agit d'une mesure de protection étrangère qui permet à une personne seule ou à un couple de prendre en charge un enfant mineur. Cette procédure ne crée pas de lien de filiation entre le recueillant et le recueilli. Nous vous présentons les informations à connaître.
Voir aussi
Texte de loi et références
- Code civil : articles 372 à 373-1 (Exercice de l'autorité parentale)
- Code civil : articles 371 à 371-6 (Définition de l'autorité parentale)
- Code civil : articles 21-12 à 21-14 (Acquisition de la nationalité française pour un enfant recueilli)
- Code civil : article 370-3 à 370-5 (Adoption en France d'un enfant étranger)
- Code civil : articles 390 à 393 (Tutelle des mineurs)
- Code civil : articles 398 à 402 (Tutelle des mineurs avec conseil de famille)
- Circulaire CIV/07/13 du 22 octobre 2014 sur les effets juridiques du recueil légal en France
- Convention du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale
- Convention du 19 octobre 1996 sur la compétence, la loi applicable à la reconnaissance, l'exécution et la coopération en matière de responsabilité parentale et de mesures de protection des enfants
- Convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989
- Convention franco-algérienne relative à l'exequatur et à l'extradition du 27 août 1964
- Convention franco-marocaine d'aide mutuelle judiciaire, d'exequatur des jugements et d'extradition entre la France et le Maroc du 5 octobre 1957
- Protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié par l'avenant du 22 décembre 1985
Définitions
Kafala
Transfert de l'autorité parentale validé par une autorité judiciaire dans certains pays du Maghreb
Filiation
Lien juridique entre un enfant et son père et/ou sa mère
Tutelle
Mesure prise par le juge pour protéger une personne qui n'est plus en état de veiller sur ses intérêts.
Représentant légal
Personne désignée par la loi pour représenter et défendre les intérêts d'une autre personne. Par exemple, le père ou la mère d'un enfant mineur ou le dirigeant d'un organisme
Conseil de famille
Assemblée de parents ou de toutes personnes qualifiées, chargée sous la présidence du juge des contentieux de la protection, d'autoriser certains actes importants accomplis au nom de la personne sous tutelle