Coiffeur à domicile : conditions d'accès et d'exercice en France

Le coiffeur à domicile exerce une activité artisanale.
Il se déplace au domicile des particuliers, sur leur lieu de travail ou de vacances.
Il se déplace sans installation fixe d'un matériel lourd et sophistiqué.
Il propose des soins esthétiques et hygiéniques de la chevelure. Il peut travailler sur une chevelure naturelle ou artificielle (perruque).
Le coiffeur à domicile propose les prestations suivantes :
- Lavage, coupe, mise en plis, teinture, coloration, ondulation, défrisage, permanentes, traitement du cuir chevelu
- Rasage et taille de la barbe et des moustaches
- Conseil.
Il peut aussi vendre des produits cosmétiques en lien avec le soin des cheveux.
Le nettoyage des lieux après la coupe est de sa responsabilité.
Pour exercer sa profession en France, le coiffeur doit posséder les qualifications requises. Si ces conditions ne sont pas remplies, l'exercice de la profession de coiffeur est illégal.
Exercer la profession sans disposer des qualifications requises est puni d'une amende de 7 500 €. L’exercice illégal de la profession constitue également l'infraction pénale d'usurpation de titre, punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
S’il souhaite diriger ou gérer une entreprise, le coiffeur doit également respecter des conditions d’honorabilité. S’il ne respecte pas ces conditions, diriger ou gérer une entreprise est interdit.
Nous traitons ici des obligations qui s’imposent à l'entrepreneur et non directement au salarié.
- Activité artisanale réglementée
- Code APE actuel : 96.02A / Code APE en 2027 : 96.21H / Code européen NACE : 96.02
- Cotisations sociales : à régler auprès de l’Urssaf
- Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
- Protection sociale : CPAM (maladie), Carsat (retraite)
Services en ligne et formulaires
Où s'adresser ?
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Texte de loi et références
- Code de l'artisanat : articles L121-1 à L121-3 (Activités artisanales nécessitant une qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles R121-1 à R121-5 (Qualifications professionnelles exigées)
- Code de la consommation : article L112-1 (Obligation d’information sur les prix d’un professionnel vis-à-vis du consommateur par tous types de moyens)
- Arrêté du 3 décembre 1987 relatif à l'information du consommateur sur les prix (Modalités d’information sur les prix par le professionnel (affichage, visibilité, etc.))
- Décret n° 98-247 du 2 avril 1998 relatif à la qualification artisanale
- Décret n° 98-848 du 21 septembre 1998 fixant les conditions d'usage professionnel de produits renfermant de l'acide thioglycolique, ses sels ou ses esters (Utilisation produits dangereux nécessitant le BP coiffure)
- Décret n° 2005-644 du 31 mai 2005 modifiant le décret n°97-558 du 29 mai 1997 relatif aux conditions d'accès à la profession de coiffeur (Conditions d'accès à la profession et diplômes)
- Arrêté du 27 mars 1987 relatif à la publicité des tarifs de coiffure (Affichage des prix dans un salon de coiffure)
- Convention nationale collective de la coiffure : contrôle des prestations à domicile (Article 12.3 : facturation de la prestation)
- Arrêté n°83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services (Conditions, mentions et sanctions relatives à la facturation)
Définitions
Usurpation de titre
Usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée, d'un diplôme officiel ou d'une qualité.
Union européenne (UE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Espace économique européen (EEE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Travailleur indépendant
Professionnel qui exerce de manière autonome et en son nom une activité économique (commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Il peut exercer son activité sous plusieurs formes juridiques : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel (EI) ou société.
Peine complémentaire
Sanction prononcée par le juge pénal et qui s'ajoute à une peine principale d'emprisonnement et/ou d'amende. Par exemple, le retrait du permis de conduire, la déchéance des droits civiques, l'interdiction de travailler avec des mineurs, l'obligation d'effectuer des travaux d'intérêt général, ou de se soumettre à un suivi socio-judiciaire.
Fichier national des interdits de gérer
Recense les interdictions prononcées par les juridictions commerciales, civiles et pénales : faillites personnelles et les autres mesures d'interdiction de diriger, de gérer, d'administrer ou de contrôler, une entreprise commerciale, industrielle, artisanale, agricole, une entreprise ou une personne morale.
Personnalité juridique (personnalité morale)
Existence juridique acquise à la date de l’immatriculation de l'entreprise, distincte de ses membres. Elle se caractérise notamment par les éléments suivants : une dénomination sociale, un siège social, une nationalité, une durée, un patrimoine propre, des droits extrapatrimoniaux (droit d’agir en justice, droit au nom, à l’honneur, à l’image, etc.) et des obligations.
Régime réel d'imposition des bénéfices
Régime d'imposition des bénéfices applicable soit aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils du régime micro-fiscal, soit à celles optant pour son application. En matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) le régime réel peut être simplifié ou normal. En matière de bénéfices non commerciaux (BNC), il existe uniquement le régime réel de la déclaration contrôlée. Un régime réel est plus contraignant qu’un régime micro-fiscal (obligations comptables, déclaratives...) mais permet par exemple de déduire davantage de charges du résultat imposable (montant réel de charges et non forfaitaire).
Micro-entrepreneur
Entrepreneur individuel qui bénéficie d'un régime fiscal et social simplifié quand son chiffre d'affaires perçu en 2026 ne dépasse pas l'un des seuils suivants : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services.
Abattement forfaitaire
Déduction appliquée sur un montant donné et qui permet au contribuable de ne pas être imposable sur une partie des revenus déclarés au cours d'une année fiscale. Cet abattement intègre les charges de l'entreprise : charges sociales, salaires, loyers de location notamment. Les taux de cet abattement diffèrent en fonction de l'activité exercée par l'entreprise.
Urssaf
CPAM
Carsat
CMA
BIC
BNC
BA
HT
IR
APE
CCI
Pacs
Agirc-Arrco