Boulanger-pâtissier : conditions d'accès et d'exercice en France

Le boulanger-pâtissier est un professionnel dont la mission est de fabriquer et de vendre des pains, des viennoiseries et des pâtisseries.
Pour utiliser les appellations de « boulanger » ou de « boulangerie », le professionnel doit respecter les conditions suivantes :
- Travailler des matières premières qu'il a choisies et sélectionnées
- Réaliser lui-même le pétrissage, la fermentation et la mise en forme de la pâte et la cuisson du pain
- Effectuer toutes les étapes de fabrication du pain sur le lieu de vente
- Ne pas surgeler ou congeler la pâte ou le pain, quel que soit le stade de production.
En cas d’utilisation de ces appellations sans respecter ces conditions, le professionnel encourt une amende de 300 000 €. Le montant de l'amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés, à 10 % du chiffre d'affaires moyen annuel calculé sur les 3 derniers chiffres d'affaires.
En revanche, cette activité peut être exercée de manière itinérante ou sur les marchés. Dans ce cas, le boulanger doit respecter la règlementation sur le commerce ambulant.
Le boulanger-pâtissier doit respecter des normes d'hygiène et de sécurité.
Enfin, l’exercice de cette profession nécessite d’avoir une bonne condition physique, d’être rigoureux, organisé et créatif.
Le métier de boulanger-pâtissier est réglementé : pour l'exercer, il est nécessaire de satisfaire aux exigences en matière de diplômes et de qualifications.
Pour exercer sa profession en France, le boulanger- pâtissier doit posséder les qualifications requises. Si ces conditions ne sont pas remplies, l'exercice de la profession de boulanger- pâtissier est illégal.
Exercer la profession sans disposer des qualifications requises est puni d'une amende de 7 500 €. L’exercice illégal de la profession constitue également l'infraction pénale d'usurpation de titre, punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 €d'amende.
Le juge peut imposer des peines complémentaires :
- La fermeture, pour une durée de 5 ans au plus, des établissements ou de l'un ou de plusieurs établissements de l'entreprise ayant servi à commettre les faits incriminés.
- L'affichage ou la diffusion de la décision prononcée.
S’il souhaite diriger ou gérer une entreprise, le boulanger doit également respecter des conditions d’honorabilité. S’il ne respecte pas ces conditions, diriger ou gérer une entreprise est interdit.
Nous traitons ici des obligations qui s’imposent à l'entrepreneur et non directement au salarié.
- Activité artisanale réglementée
- Code APE : 1071 C/ Code européen NACE : 1071C
- Cotisations sociales : à régler auprès de l’Urssaf
- Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
- Protection sociale : CPAM (maladie), Carsat (retraite)
Services en ligne et formulaires
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Outil de recherche
Texte de loi et références
- Code de l'artisanat : articles L121-1 à L121-3 (Activités soumises à l'exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles R121-1 à R121-5 (Exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles L123-1 à L123-3 (Liberté d'établissement et libre prestation de services du ressortissant UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : articles R123-1 à R123-13 (Qualification ressortissants UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : article L124-1 (Qualification ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : articles R124-1 à R124-4 (Conditions de qualification professionnelle des ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : article L151-2 (Sanction en cas d'activité sans qualification professionnelle)
- Code de la consommation : articles L112-1 à L112-9 (Information sur les prix)
- Code de la consommation : article L122-17 (Appellation de boulanger)
- Code de la consommation : article L131-5 (Sanction en cas de manquement aux règles d'affichage des prix)
- Code de la consommation : article L132-2 (Sanctions en cas de pratiques commerciales trompeuses)
- Code de la consommation : article L132-27 (Sanctions en cas de non-respect de l’appellation de boulanger et de l’enseigne de boulangerie)
- Code de la construction et de l'habitation : articles L161-1 à L165-7 (Accessibilité)
- Code de la construction et de l'habitation : articles R162-8 à R162-13 (Accessibilité aux personnes handicapées)
- Code pénal : article 433-17 (Sanction de l'usurpation de titres)
- Code de commerce : article L123-44 (Obligation d'honorabilité)
- Code pénal : article 131-6 (Sanction du manquement à l'obligation d'honorabilité)
- Code rural et de la pêche maritime : articles R233-1 à R233-3 (Conditions de la déclaration de manipulation de denrées alimentaires)
- Code rural et de la pêche maritime : article L233-4 (Formation hygiène alimentaire obligatoire)
- Code de commerce : article R123-239 (Délai d'immatriculation)
- Code de la consommation : articles L112-1 à L112-9 (Information sur les prix)
- Code de la consommation : articles R412-12 à R412-16 (Information relative à la présence de substances ou produits provoquant des allergies ou intolérances)
- Code de l'environnement : articles L541-9 à L541-9-10 (Produits générateurs de déchets (y compris ceux soumis à REP))
- Code de l'environnement : articles L541-10 à L541-10-17 (Filières soumises à la REP)
- Règlement (CE) n°852/2004 du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires (Hygiène des denrées alimentaires)
- Règlement (CE) n°853/2004 du 29 avril 2004 fixant des règles spécifiques d'hygiène applicables aux denrées alimentaires d'origine animale (Hygiène des denrées alimentaires d’origine animale)
- Règlement UE n°1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 (Information des consommateurs sur les denrées alimentaires)
- Arrêté n°78-89/P relatif aux prix du pain et des produits de viennoiserie et de pâtisserie fraîche (Publicité du prix du pain)
- Arrêté du 25 juin 1980 sur les règles de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) (Règles de sécurité contre les incendies)
Définitions
Usurpation de titre
Usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée, d'un diplôme officiel ou d'une qualité.
Union européenne (UE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Espace économique européen (EEE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Travailleur indépendant
Professionnel qui exerce de manière autonome et en son nom une activité économique (commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Il peut exercer son activité sous plusieurs formes juridiques : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel (EI) ou société.
Peine complémentaire
Sanction prononcée par le juge pénal et qui s'ajoute à une peine principale d'emprisonnement et/ou d'amende. Par exemple, le retrait du permis de conduire, la déchéance des droits civiques, l'interdiction de travailler avec des mineurs, l'obligation d'effectuer des travaux d'intérêt général, ou de se soumettre à un suivi socio-judiciaire.
Fichier national des interdits de gérer
Recense les interdictions prononcées par les juridictions commerciales, civiles et pénales : faillites personnelles et les autres mesures d'interdiction de diriger, de gérer, d'administrer ou de contrôler, une entreprise commerciale, industrielle, artisanale, agricole, une entreprise ou une personne morale.
Personnalité juridique (personnalité morale)
Existence juridique acquise à la date de l’immatriculation de l'entreprise, distincte de ses membres. Elle se caractérise notamment par les éléments suivants : une dénomination sociale, un siège social, une nationalité, une durée, un patrimoine propre, des droits extrapatrimoniaux (droit d’agir en justice, droit au nom, à l’honneur, à l’image, etc.) et des obligations.
Régime réel d'imposition des bénéfices
Régime d'imposition des bénéfices applicable soit aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils du régime micro-fiscal, soit à celles optant pour son application. En matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) le régime réel peut être simplifié ou normal. En matière de bénéfices non commerciaux (BNC), il existe uniquement le régime réel de la déclaration contrôlée. Un régime réel est plus contraignant qu’un régime micro-fiscal (obligations comptables, déclaratives...) mais permet par exemple de déduire davantage de charges du résultat imposable (montant réel de charges et non forfaitaire).
Micro-entrepreneur
Entrepreneur individuel qui bénéficie d'un régime fiscal et social simplifié quand son chiffre d'affaires perçu en 2026 ne dépasse pas l'un des seuils suivants : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services.
Abattement forfaitaire
Déduction appliquée sur un montant donné et qui permet au contribuable de ne pas être imposable sur une partie des revenus déclarés au cours d'une année fiscale. Cet abattement intègre les charges de l'entreprise : charges sociales, salaires, loyers de location notamment. Les taux de cet abattement diffèrent en fonction de l'activité exercée par l'entreprise.
Établissement recevant du public (ERP)
Bâtiment, local et enceinte dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.
Pratique commerciale trompeuse
Pratique mise en place par un professionnel qui consiste à tromper le consommateur en lui faisant une fausse présentation du bien ou du service ou en lui fournissant des informations ambigües ou de manière tardive (exemple : fausse existence d'un droit de rétractation à un contrat)
Urssaf
CPAM
Carsat
CMA
BIC
BNC
BA
HT
IR
APE
Pacs
DGCCRF
Agirc-Arrco