Réparateur d’automobiles : conditions d'accès et d'exercice en France

Le métier de réparateur d’automobiles (ou garagiste) appartient au secteur de la mécanique et de l'électronique.
Il est artisan et peut également porter le titre de mécanicien réparateur de véhicules.
Le réparateur d’automobiles intervient principalement dans un atelier, un garage, un centre de réparations. Il peut aussi exercer dans une entreprise commerciale (concessionnaire automobiles).
Le réparateur automobiles est un professionnel spécialisé dans la réparation, la maintenance, l'entretien régulier et le réglage des véhicules légers. Ils peuvent être thermiques (essence, diesel), électriques ou hybrides.
Le mécanicien effectue un diagnostic afin de trouver l'origine de la panne. Il répare, entre autres, les moteurs, les systèmes hydrauliques et pneumatiques, les freins ou encore les circuits électriques. Il s'occupe aussi de la climatisation.
Le garagiste doit souvent déplacer ou remorquer un véhicule vers un lieu de réparation. Il doit vérifier le bon fonctionnement des véhicules. Pour cela, il est obligé de détenir un permis de conduire et une assurance automobile professionnelle.
Le réparateur doit maîtriser les dispositifs de sécurité. Dans la plupart des cas, il devra respecter des mesures de prévention et de protection spécifiques liées au risque électrique. Par ailleurs il devra appliquer les normes concernant la manipulation de fluides frigorigènes.
En fonction des travaux et du lieu de réparation, il doit utiliser un équipement de protection individuel (EPI), comme un casque, des chaussures, des gants de sécurité et des protections auditives.
Il doit connaître la réglementation en matière de responsabilité environnementale, de tri et de traitement des déchets professionnels (par exemple les carburants, les batteries, les lubrifiants). Il doit rechercher en priorité des pièces détachées issues de l'économie circulaire (PIEC), des pièces d'occasion.
Pour exercer sa profession en France, le réparateur doit posséder les qualifications requises. Si ces conditions ne sont pas remplies, l'exercice de la profession de réparateur est illégal.
Exercer la profession sans disposer des qualifications requises est puni d'une amende de 7 500 €. L’exercice illégal de la profession constitue également l'infraction pénale d'usurpation de titre, punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
S’il souhaite diriger ou gérer une entreprise, le réparateur doit également respecter des conditions d’honorabilité. S’il ne respecte pas ces conditions, diriger ou gérer une entreprise est interdit.
Nous traitons ici des obligations qui s’imposent à l'entrepreneur et non directement au salarié.
- Activité artisanale réglementée
- Code APE actuel : 45.20A / Code APE en 2027 : 95.31G / Code européen NACE : 45.20
- Cotisations sociales : à régler auprès de l’Urssaf
- Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
- Protection sociale : CPAM (maladie), Carsat (retraite)
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Texte de loi et références
- Code de l'artisanat : articles L121-1 à L121-3 (Activités soumises à l'exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles R121-1 à R121-5 (Exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles L123-1 à L123-3 (Liberté d'établissement et libre prestation de services du ressortissant UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : articles R123-1 à R123-13 (Qualification ressortissants UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : article L124-1 (Qualification ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : articles R124-1 à R124-4 (Conditions de qualification professionnelle des ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : article L151-2 (Sanction en cas d'activité sans qualification professionnelle)
- Code pénal : article 433-17 (Sanction de l'usurpation de titres)
- Code de commerce : article L123-44 (Obligation d'honorabilité)
- Code pénal : article 131-6 (Sanction du manquement à l'obligation d'honorabilité)
- Code de commerce : article R123-239 (Délai d'immatriculation)
- Code de l'environnement : articles L541-21 à L541-21-2-3 (Mention de la gestion des déchets sur le devis)
- Code du travail : articles R4535-6 à R4535-7 (Utilisation d'équipements de travail et de protection individuelle)
- Code du travail : articles R4544-9 à R4544-11 (Obligation d'habilitation électrique pour les salariés)
- Code des assurances : articles L211-1 à L211-2 (Obligation d'assurance automobile)
- Code civil : articles 1231 à 1231-7 (Obligation de résultat : article 1231-1)
Définitions
Véhicule léger
Véhicules des catégories M1 (transport de personnes, 9 places assises maximum) et N1 (transport de marchandises) dont le poids total autorisé en charge (PTAC) du véhicule n'excède pas 3.5 tonnes.
Usurpation de titre
Usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée, d'un diplôme officiel ou d'une qualité.
Union européenne (UE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Espace économique européen (EEE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Travailleur indépendant
Professionnel qui exerce de manière autonome et en son nom une activité économique (commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Il peut exercer son activité sous plusieurs formes juridiques : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel (EI) ou société.
Peine complémentaire
Sanction prononcée par le juge pénal et qui s'ajoute à une peine principale d'emprisonnement et/ou d'amende. Par exemple, le retrait du permis de conduire, la déchéance des droits civiques, l'interdiction de travailler avec des mineurs, l'obligation d'effectuer des travaux d'intérêt général, ou de se soumettre à un suivi socio-judiciaire.
Fichier national des interdits de gérer
Recense les interdictions prononcées par les juridictions commerciales, civiles et pénales : faillites personnelles et les autres mesures d'interdiction de diriger, de gérer, d'administrer ou de contrôler, une entreprise commerciale, industrielle, artisanale, agricole, une entreprise ou une personne morale.
Personnalité juridique (personnalité morale)
Existence juridique acquise à la date de l’immatriculation de l'entreprise, distincte de ses membres. Elle se caractérise notamment par les éléments suivants : une dénomination sociale, un siège social, une nationalité, une durée, un patrimoine propre, des droits extrapatrimoniaux (droit d’agir en justice, droit au nom, à l’honneur, à l’image, etc.) et des obligations.
Régime réel d'imposition des bénéfices
Régime d'imposition des bénéfices applicable soit aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils du régime micro-fiscal, soit à celles optant pour son application. En matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) le régime réel peut être simplifié ou normal. En matière de bénéfices non commerciaux (BNC), il existe uniquement le régime réel de la déclaration contrôlée. Un régime réel est plus contraignant qu’un régime micro-fiscal (obligations comptables, déclaratives...) mais permet par exemple de déduire davantage de charges du résultat imposable (montant réel de charges et non forfaitaire).
Micro-entrepreneur
Entrepreneur individuel qui bénéficie d'un régime fiscal et social simplifié quand son chiffre d'affaires perçu en 2026 ne dépasse pas l'un des seuils suivants : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services.
Abattement forfaitaire
Déduction appliquée sur un montant donné et qui permet au contribuable de ne pas être imposable sur une partie des revenus déclarés au cours d'une année fiscale. Cet abattement intègre les charges de l'entreprise : charges sociales, salaires, loyers de location notamment. Les taux de cet abattement diffèrent en fonction de l'activité exercée par l'entreprise.
Maître d'ouvrage
Personne publique ou privée pour le compte de laquelle des travaux ou un ouvrage immobilier sont réalisés
Personne physique (formes juridiques d'entreprises)
Entreprises individuelles, dont micro-entreprises
Personne morale (formes juridiques d'entreprise)
Sociétés (SARL, SASU, SAS, EURL, SA, SNC, SCS, SCA, etc.)
Établissement recevant du public (ERP)
Bâtiment, local et enceinte dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant une rétribution ou une participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitation, payantes ou non.
Urssaf
CPAM
Carsat
CMA
BIC
BNC
BA
HT
IR
APE
Pacs
Agirc-Arrco