Entrepreneur en bâtiment : conditions d'accès et d'exercice en France

L'entrepreneur en bâtiment - ou entrepreneur du bâtiment et des travaux publics (BTP) - est un professionnel dont l'activité consiste à diriger, gérer et conduire la stratégie d'une entreprise de construction, rénovation, entretien ou réparation des bâtiments.
Il intervient sur différents types de chantiers : logements résidentiels, bâtiments commerciaux, infrastructures industrielles ou encore bâtiments publics.
L’activité d’une entreprise de BTP touche à du « bâti », c'est-à-dire à la structure des bâtiments. Il peut s'agir d'activité de maçonnerie, de charpente, de terrassement, d'étanchéité, ou encore de plomberie et d’électricité. Ces activités nécessitent une qualification professionnelle obligatoire.
Certains entrepreneurs du bâtiment sont spécialisés dans un seul corps de métiers comme la maçonnerie, la charpente, l'électricité, la plomberie, etc.
D'autres proposent un panel de métiers. On parle alors d’entreprise générale du bâtiment.
Dans tous les cas, l’entreprise doit être sous le contrôle effectif et permanent d’une personne justifiant d’une qualification professionnelle appropriée aux métiers exercés.
Pour exercer sa profession en France, l'entrepreneur en bâtiment doit posséder les qualifications requises.
Ainsi, l’entrepreneur qui travaille seul et effectue à la fois des travaux de plomberie et des chantiers électriques, doit être titulaire d’une qualification dans chacune de ces deux spécialités.
Si les conditions de qualifications ne sont pas remplies, l'exercice de la profession d'entrepreneur en bâtiment est illégal.
L’exercice sans les qualifications requises est puni d'une amende de 7 500 €. Cela peut également constituer une infraction pénale d'usurpation de titre : celle-ci est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
Les règles en matière de formation et de qualification dépendent de la nationalité de l'entrepreneur en bâtiment.
- Français
Pour exercer l'activité en France, il faut justifier d'une qualification pour chacune des activités exercées au sein de l’entreprise : peinture, maçonnerie, carrelage sont réglementées.
À savoir : Toute personne qui exerçait de façon effective la profession d'entrepreneur en bâtiment au 6 juillet 1996 justifie sa qualification professionnelle.
- Diplôme français
Pour pouvoir exercer le métier d'entrepreneur en bâtiment en France, il faut avoir obtenu l'un des diplômes suivants qui correspond à l'activité exercée :
- Certificat d'aptitude professionnelle (CAP)
- Brevet professionnel (BP)
- Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
- Diplôme UE ou EEE
L'entrepreneur en bâtiment ayant obtenu un diplôme UE ou EEE doit demander à la CMA du lieu d'exercice compétente une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Cette attestation permet de reconnaître le diplôme obtenu dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE).
Les pièces justificatives suivantes doivent être communiquées à la CMA compétente :
- Justificatif d'identité en cours de validité
- Justificatif(s) de diplôme(s) dans la langue d'origine avec leur traduction
- Documents attestant de l'expérience professionnelle (fiches de paie par exemple)
- Contrat de travail (si possible)
- Parfois, une redevance dont le montant varie selon la CMA compétente
À noter
À noterLorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander à l'entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé à l' entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre à l'entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
- Expérience professionnelle de 3 ans en France ou en Europe
Il est possible d'exercer la profession d'entrepreneur en bâtiment en France si l'on justifie de sa compétence par une expérience professionnelle de 3 années.
L’entrepreneur doit avoir une expérience effective dans un métier d'artisan du bâtiment (maçon par exemple), dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE). Cette expérience doit avoir été acquise en qualité de dirigeant d'une entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié.
Dans ce cas, la personne doit obtenir la délivrance d'une attestation de qualification professionnelle par la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) compétente dans le lieu d'exercice.
- Ressortissant d'un État de l'UE ou de l'EEE
Les conditions de formation et de qualification sont différentes si le ressortissant européen souhaite exercer l'activité en France de manière permanente (liberté d'établissement) ou temporaire (libre prestation de services).
- Exercice permanent (liberté d'établissement en France)
Pour s'établir en France, le ressortissant européen doit justifier d'un diplôme ou d'une expérience obtenue en France ou en Europe.
- Diplôme français
Pour pouvoir exercer le métier d'entrepreneur en bâtiment en France, il faut avoir obtenu l'un des diplômes suivants :
- Certificat d'aptitude professionnelle (CAP)
- Brevet professionnel (BP)
- Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
Tous ces diplômes doivent attester d'une qualification dans le métier de entrepreneur en bâtiment.
- Diplôme UE ou EEE
Pour s'établir de manière permanente en France, l'entrepreneur en bâtiment ressortissant d'un État de l'Union européenne (UE) ou d'un État de l'Espace économique européen (EEE) doit demander à la CMA compétente dans le lieu d'exercice une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Si la profession est réglementée dans l'État d'origine, il est également possible de fournir une attestation de compétences ou un titre de formation requis pour l'exercice de l'activité de entrepreneur en bâtiment dans un État de l'UE ou de l'EEE.
Si la profession d'entrepreneur en bâtiment n'est pas réglementée dans l'État d'origine, il faut justifier l'exercice du métier à temps plein pendant un an ou à temps partiel pendant une durée équivalente au cours des 10 années précédentes. Cette justification s'accompagne soit d'une attestation de compétences obtenue auprès de la CMA, soit d'un titre de formation obtenu dans un État membre de l'UE ou de l'EEE.
Connaître les modalités de délivrance de l'attestation de reconnaissance de qualification professionnelle et de l'attestation de compétences
Connaître les modalités de délivrance de l'attestation de reconnaissance de qualification professionnelle et de l'attestation de compétencesDans un délai d'un mois à compter de la réception du dossier, la CMA délivre un récépissé qui mentionne la date de réception de la demande.
En cas de demande incomplète, la CMA notifie au entrepreneur en bâtiment la liste des documents manquants dans un délai de 15 jours à compter de la réception de celle-ci.
En l'absence de notification de la décision de la CMA dans un délai de 3 mois à compter de la réception de la demande complète, la reconnaissance de la qualification professionnelle ou des compétences est réputée acquise.
À noter
À noterLorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander à au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment .
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration française
Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration françaiseSOLVIT intervient notamment en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.
Le recours à SOLVIT est possible si les 2 conditions suivantes sont réunies :
- L'Administration publique d’un État de l’UE n’a pas respecté les droits que la législation européenne lui confère en tant que citoyen ou entreprise d’un autre État de l’UE.
- Une action judiciaire n'a pas encore été initiée (le recours administratif n’est pas considéré comme tel).
À l’issue d'un délai de 10 semaines, SOLVIT présente une solution :
- Si cette solution règle le différend portant sur l’application du droit européen, la solution est acceptée et le dossier est clos.
- S'il n’y a pas de solution, le dossier est clos comme non résolu et renvoyé vers la Commission européenne.
- Expérience professionnelle de 3 ans en France ou en Europe
Il est possible d'exercer la profession d'entrepreneur en bâtiment en France si l'on justifie d'une expérience professionnelle de 3 années. Cette expérience effective doit avoir eu lieu dans le métier d'artisan du bâtiment exercépar l'entrepreneur (maçon par exemple), en France, dans l'Union européenne (UE)ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE). Cette expérience doit avoir été acquise en qualité de dirigeant d'entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié.
Dans ce cas, la personne doit obtenir la délivrance d'une attestation de qualification professionnelle par la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) compétente dans le lieu d'exercice.
Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration française
Savoir quoi faire en cas de différend opposant un ressortissant de l’UE à l’administration françaiseSOLVIT intervient notamment en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.
Le recours à SOLVIT est possible si les 2 conditions suivantes sont réunies :
- L'Administration publique d’un État de l’UE n’a pas respecté les droits que la législation européenne lui confère en tant que citoyen ou entreprise d’un autre État de l’UE.
- Une action judiciaire n'a pas encore été initiée (le recours administratif n’est pas considéré comme tel).
À l’issue d'un délai de 10 semaines, SOLVIT présente une solution :
- Si cette solution règle le différend portant sur l’application du droit européen, la solution est acceptée et le dossier est clos.
- S'il n’y a pas de solution, le dossier est clos comme non résolu et renvoyé vers la Commission européenne.
- Exercice temporaire (libre prestation de service)
Afin d'exercer à titre temporaire et occasionnel la profession d’entrepreneur en bâtiment en France, il est nécessaire d'être établi dans un des États membres de l'Union européenne (UE)ou de l'Espace économique européen (EEE).
Néanmoins, si la profession d'entrepreneur en bâtiment n'est pas réglementée dans l'État concerné, il faut avoir exercé la profession pendant une durée d'au moins un an à temps plein dans un ou plusieurs États membres de l'UE ou de l'EEE ou durant une période équivalente à temps partiel au cours des 10 années précédant la prestation réalisée en France.
L'entrepreneur en bâtiment doit informer la CMA compétente par déclaration écrite qu'il souhaite exercer cette profession. S'il ne peut pas produire les documents demandés dans le cadre de cette déclaration, il peut demander à la CMA de réaliser une épreuve d'aptitude permettant d'établir sa qualification professionnelle.
Il peut également obtenir une attestation de qualification professionnelle par la CMA.
À noter
À noterLorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
- Ressortissant d'un État tiers
Pour s'établir en France, le ressortissant d'un État tiers doit justifier soit d'un diplôme soit d'une expérience obtenue en France ou en Europe.
- Diplôme français
Pour pouvoir exercer le métier d'entrepreneur en bâtiment en France, il faut avoir obtenu l'un des diplômes suivants :
- Certificat d'aptitude professionnelle (CAP)
- Brevet professionnel (BP)
- Diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré lors de sa délivrance au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Il s'agit d'une certification « Entrepreneur en bâtiment » de niveau II (bac +3/bac +4).
Tous ces diplômes doivent attester d'une qualification dans le métier de l'entrepreneur en bâtiment .
- Diplôme UE ou EEE
Pour s'établir de manière permanente en France, l'entrepreneur en bâtiment ressortissant d'un État tiers doit demander à la CMA compétente dans le lieu d'exercice une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Cette attestation permet de reconnaître le diplôme obtenu dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE).
Les pièces justificatives suivantes doivent être communiquées à la CMA compétente :
- Justificatif d'identité en cours de validité
- Justificatif(s) de diplôme(s) dans la langue d'origine avec leur traduction
- Documents attestant de l'expérience professionnelle (fiches de paie par exemple)
- Contrat de travail (si possible)
- Parfois, une redevance dont le montant varie selon la CMA compétente
À savoir
À savoirLorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
- Diplôme État tiers
Pour s'établir de manière permanente en France, l'entrepreneur en bâtiment ressortissant d'un État tiers doit demander à la CMA compétente dans le lieu d'exercice une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle.
Les pièces justificatives suivantes doivent être communiquées à la CMA compétente :
- Justificatif d'identité en cours de validité
- Justificatif(s) de diplôme(s) dans la langue d'origine avec leur traduction
- Documents attestant de l'expérience professionnelle (fiches de paie par exemple)
- Contrat de travail (si possible)
- Parfois, une redevance dont le montant varie selon la CMA compétente
À savoir
À savoirLorsque la formation reçue présente des différences dites « substantielles » avec les qualifications et formations requises en France, la CMA peut demander à au entrepreneur en bâtiment d'accomplir une mesure de compensation. Celle-ci peut être un stage d'adaptation ou une épreuve d'aptitude. Le choix est laissé au entrepreneur en bâtiment.
À l'issue de la mesure de compensation, la CMA délivre au entrepreneur en bâtiment admis une attestation de qualification professionnelle.
- Expérience professionnelle de 3 ans en France ou en Europe
Il est possible d'exercer la profession d'entrepreneur en bâtiment en France si l'on justifie d'une expérience professionnelle de 3 années effectives dans le métier en France, dans l'Union européenne (UE) ou dans un État de l'Espace économique européen (EEE). Cette expérience doit avoir été acquise en qualité de dirigeant d'entreprise, de travailleur indépendant ou de salarié.
Dans ce cas, la personne doit obtenir la délivrance d'une attestation de qualification professionnelle par la chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) compétente dans le lieu d'exercice.
Nous traitons ici des obligations qui s'imposent au chef d’entreprise et non directement au salarié.
- Activité artisanale réglementée
- Code APE : 43.99C / Code européen NACE : 43.99C
- Cotisations sociales : à régler auprès de l' Urssaf
- Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
- Protection sociale : CPAM (maladie), Carsat (retraite)

Services en ligne et formulaires
Guichet des formalités des entreprises
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Soumettre une plainte à Solvit
Téléservice
Trouver le bon statut (forme) juridique et comparer le coût des cotisations sociales
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Consultation du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP)
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Modèle de document
Carte d'identification professionnelle BTP
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Où s'adresser ?
PDE - Faire un point sur votre stratégie, adapter votre activité au nouveau contexte
Texte de loi et références
- Code de l'artisanat : articles L121-1 à L121-3 (Activités soumises à l'exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles R121-1 à R121-5 (Exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles L123-1 à L123-3 (Liberté d'établissement et libre prestation de services du ressortissant UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : articles R123-1 à R123-13 (Qualification ressortissants UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : article L124-1 (Qualification ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : articles R124-1 à R124-4 (Conditions de qualification professionnelle des ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : article L151-2 (Sanction en cas d'activité sans qualification professionnelle)
- Code pénal : article 433-17 (Sanction de l'usurpation de titres)
- Code de commerce : article L123-44 (Obligation d'honorabilité)
- Code pénal : article 131-6 (Sanction du manquement à l'obligation d'honorabilité)
- Code de commerce : articles L526-22 à L526-26 (Statut de l'entrepreneur individuel (EI))
- Code général des impôts : article 50-0 (Régime de la micro-entreprise)
- Code général des impôts : article 206 (Entreprises concernées par l'IS)
- Code de commerce : article R123-53 (Déclarations au moment de l'immatriculation)
- Code de commerce : article R123-239 (Délai immatriculation commerçant/société)
- Code de commerce : articles L121-4 à L121-8 (Conjoint collaborateur, salarié, associé : statut, droits, formalités)
- Code de la sécurité sociale : article L611-1 (Professionnels relevant de la sécurité sociale des indépendants)
- Code de la sécurité sociale : article L131-6-2 (Base de calcul des cotisations en début d’activité (al. 2))
- Code de la sécurité sociale : article R613-4 (Délai de 90 jours pour la première échéance)
- Code de la sécurité sociale : article R613-5 (Échéancier de paiement des cotisations et contributions sociales (III))
- Code de la sécurité sociale : article R613-2 (Versements mensuels)
- Code de la sécurité sociale : article R613-3 (Versements trimestriels)
- Code de la sécurité sociale : article L311-3 (Gérants assimilés salariés relevant du régime général (11° et 12°))
- Code des assurances : articles L241-1 et L241-2 (Obligation de souscrire une assurance de responsabilté décennale)
- Code civil : article 1792 (Champ d’application de la responsabilité décennale)
- Code civil : article 1792-1 (Définition du « constructeur d’un ouvrage » supportant la garantie décennale)
- Code civil : article 1792-2 (Extension de la garantie décennale aux équipements indissociables d’un ouvrage)
- Code civil : article 1792-4-1 (Durée de la garantie décennale (10 ans))
- Code des assurances : article L243-2 (Obligation de joindre une attestation d’assurance décennale aux devis et factures)
- Code des assurances : article A243-3 (Mentions obligatoires de l'attestation d'assurance décennale)
- Code des assurances : articles L241-1 et L241-2 (RCP obligatoire en cas de garantie décennale obligatoire)
- Code civil : article 1242 (Responsabilité du professionnel)
- Code du travail : articles L8291-1 à L8291-3 (Obligation et sanctions concernant la carte BTP)
- Code du travail : articles R8291-1 à R8291-6 (Précisions concernant la commande d'une carte BTP)
- Code du travail : articles R4544-9 à R4544-11 (Obligation d'habilitation électrique pour les salariés)
- Code du travail : article R4535-12 (Obligation pour le travailleur indépendant d’avoir connaissance des risques liés à l'électricité)
- Code du travail : article L4744-6 (Sanction en cas de non-respect par le travailleur indépendant de ses obligations en matière de santé et de sécurité en cas d’intervention sur un chantier)
- Code du travail : articles L4121-1 et L4121-5 (Obligations de l’employeur en matière de prévention des risques)
- Code du travail : articles R4535-6 à R4535-7 (Utilisation des EPI par les travailleurs indépendants)
- Arrêté du 24 janvier 2017 sur la publicité des prix des prestations de dépannage, réparation et entretien dans le secteur du bâtiment/équipement de la maison (Devis obligatoire pour les artisans du bâtiment et de la maison)
- Code de la consommation : articles L131-1 à L131-4 (Obligation générale d'information précontractuelle et sanctions en cas d’omission sur le devis)
- Code de l'artisanat : article L132-1 (Mention obligatoire de l’assurance sur le devis et la facture d’un artisan)
- Code de l'artisanat : article R132-1 (Mentions obligatoires sur les documents contractuels et publicitaires d’un artisan)
- Arrêté n°83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services (Conditions, mentions et sanctions relatives à la facturation)
Définitions
Usurpation de titre
Usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée, d'un diplôme officiel ou d'une qualité.
Union européenne (UE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Espace économique européen (EEE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Travailleur indépendant
Professionnel qui exerce de manière autonome et en son nom une activité économique (commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Il peut exercer son activité sous plusieurs formes juridiques : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel (EI) ou société.
Personnalité juridique (personnalité morale)
Existence juridique acquise à la date de l’immatriculation de l'entreprise, distincte de ses membres. Elle se caractérise notamment par les éléments suivants : une dénomination sociale, un siège social, une nationalité, une durée, un patrimoine propre, des droits extrapatrimoniaux (droit d’agir en justice, droit au nom, à l’honneur, à l’image, etc.) et des obligations.
Régime réel d'imposition des bénéfices
Régime d'imposition des bénéfices applicable soit aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils du régime micro-fiscal, soit à celles optant pour son application. En matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) le régime réel peut être simplifié ou normal. En matière de bénéfices non commerciaux (BNC), il existe uniquement le régime réel de la déclaration contrôlée. Un régime réel est plus contraignant qu’un régime micro-fiscal (obligations comptables, déclaratives...) mais permet par exemple de déduire davantage de charges du résultat imposable (montant réel de charges et non forfaitaire).
Micro-entrepreneur
Entrepreneur individuel qui bénéficie d'un régime fiscal et social simplifié quand son chiffre d'affaires perçu en 2026 ne dépasse pas l'un des seuils suivants : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services.
Abattement forfaitaire
Déduction appliquée sur un montant donné et qui permet au contribuable de ne pas être imposable sur une partie des revenus déclarés au cours d'une année fiscale. Cet abattement intègre les charges de l'entreprise : charges sociales, salaires, loyers de location notamment. Les taux de cet abattement diffèrent en fonction de l'activité exercée par l'entreprise.
Peine complémentaire
Sanction prononcée par le juge pénal et qui s'ajoute à une peine principale d'emprisonnement et/ou d'amende. Par exemple, le retrait du permis de conduire, la déchéance des droits civiques, l'interdiction de travailler avec des mineurs, l'obligation d'effectuer des travaux d'intérêt général, ou de se soumettre à un suivi socio-judiciaire.
Fichier national des interdits de gérer
Recense les interdictions prononcées par les juridictions commerciales, civiles et pénales : faillites personnelles et les autres mesures d'interdiction de diriger, de gérer, d'administrer ou de contrôler, une entreprise commerciale, industrielle, artisanale, agricole, une entreprise ou une personne morale.
Dommages et intérêts
Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi
Préjudice corporel
Atteinte au corps d'une personne (blessures, handicap, décès)
Préjudice matériel
Atteintes aux biens d'une personne ou à ses intérêts financiers.
Préjudice immatériel
Dommage ne se traduisant pas par une perte financière directe, et pouvant notamment affecter la santé, la réputation ou la situation professionnelle d’une personne. En pratique, il peut par exemple s’agir de séquelles psychologiques provoquées par un accident ou de la perte d’une opportunité professionnelle consécutive à une diffamation.
Maître d'ouvrage
Personne publique ou privée pour le compte de laquelle des travaux ou un ouvrage immobilier sont réalisés
Personne physique (formes juridiques d'entreprises)
Entreprises individuelles, dont micro-entreprises
Personne morale (formes juridiques d'entreprise)
Sociétés (SARL, SASU, SAS, EURL, SA, SNC, SCS, SCA, etc.)
Escompte
Opération de crédit à court terme qui consiste à acheter, avant son échéance, une dette à celui à qui celle-ci est due
Urssaf
CPAM
Carsat
CMA
BIC
BNC
BA
HT
IR
APE
Pacs
Agirc-Arrco
BTP
TTC
RNE