Carreleur : conditions d'accès et d'exercice en France

Le carrelage appartient aux métiers du bâtiment et du BTP, dans la partie finition et décoration. Il peut également porter le titre de carreleur-mosaïste ou de carreleur-chapiste.
Le carreleur intervient sur les sols et les murs, lors de chantier de construction ou de rénovation, sur toute sorte de bâtiments (privés ou professionnels), maison individuelle, immeuble, bâtiments industriels, piscines, commerces, etc.
Il peut également intervenir sur des bâtiments anciens et patrimoniaux.
Il travaille à la fois en intérieur pour le revêtement verticaux et horizontaux (murs et sols), et en extérieur pour le revêtement des façades et des terrasses.
Le carreleur conçoit, prépare et réalise ses interventions techniques et esthétiques.
Il utilise différents matériaux : ciment, sable, briques, grès émaillé ou grès cérame, faïences, pierres naturelles (marbres, granits, ardoises), terres cuites, pâtes de verre, polyuréthane projeté, colle, etc. Il doit savoir découper les matériaux de revêtements.
Pour les revêtements au sol, le carreleur est amené à couler au préalable les chapes pour éviter les infiltrations d’eau. On parle alors de la profession de carreleur-chapiste. Il peut aussi poser des sous-couches isolantes phoniques et thermiques.
Le titre professionnel de carreleur-chapiste comprend les 3 missions suivantes :
- Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose collée de revêtements céramiques et assimilés sur des supports verticaux
- Réaliser dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation la pose de revêtements céramiques et assimilés sur des supports horizontaux
- Réaliser des chapes dans tous types de bâtiments neufs ou en rénovation.
Le carreleur travaille avec de nombreux produits chimiques et porte des charges lourdes.
Il doit connaître les bonnes pratiques pour garantir sa santé et utiliser un équipement de protection individuel (EPI) (masque, chaussures de sécurité, gants, etc.).
Il doit connaître la réglementation en matière de responsabilité environnementale et de traitement des déchets professionnels.
Pour exercer sa profession en France, le carreleur doit posséder les qualifications requises. Si ces conditions ne sont pas remplies, l'exercice de la profession de carreleur est illégal.
Exercer la profession sans disposer des qualifications requises est puni d'une amende de 7 500 €. L’exercice illégal de la profession constitue également l'infraction pénale d'usurpation de titre, punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.
S’il souhaite diriger ou gérer une entreprise, le carreleur doit également respecter des conditions d’honorabilité. S’il ne respecte pas ces conditions, diriger ou gérer une entreprise est interdit.
Nous traitons ici des obligations qui s’imposent à l'entrepreneur et non directement au salarié.
- Activité artisanale réglementée
- Code APE actuel : 43.33Z / Code APE en 2027 : 43.33Y Code européen NACE : 43.33
- Cotisations sociales : à régler auprès de l’Urssaf
- Régime de sécurité sociale : Sécurité sociale des indépendants (SSI) ou Régime général de la sécurité sociale, selon le mode d’exercice
- Protection sociale : CPAM (maladie), Carsat (retraite)

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Texte de loi et références
- Code de l'artisanat : articles L121-1 à L121-3 (Activités soumises à l'exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles R121-1 à R121-5 (Exigence de qualification professionnelle)
- Code de l'artisanat : articles L123-1 à L123-3 (Liberté d'établissement et libre prestation de services du ressortissant UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : articles R123-1 à R123-13 (Qualification ressortissants UE ou EEE)
- Code de l'artisanat : article L124-1 (Qualification ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : articles R124-1 à R124-4 (Conditions de qualification professionnelle des ressortissants d'un État tiers)
- Code de l'artisanat : article L151-2 (Sanction en cas d'activité sans qualification professionnelle)
- Code pénal : article 433-17 (Sanction de l'usurpation de titres)
- Code de commerce : article L123-44 (Obligation d'honorabilité)
- Code pénal : article 131-6 (Sanction du manquement à l'obligation d'honorabilité)
- Code de commerce : articles L526-22 à L526-26 (Statut de l'entrepreneur individuel (EI))
- Code général des impôts : article 50-0 (Régime de la micro-entreprise)
- Code général des impôts : article 206 (Entreprises concernées par l'IS)
- Code de commerce : article R123-53 (Déclarations au moment de l'immatriculation)
- Code de commerce : article R123-239 (Délai immatriculation commerçant/société)
- Code de commerce : articles L121-4 à L121-8 (Conjoint collaborateur, salarié, associé : statut, droits, formalités)
- Code de la sécurité sociale : article L611-1 (Professionnels relevant de la sécurité sociale des indépendants)
- Code de la sécurité sociale : article L131-6-2 (Base de calcul des cotisations en début d’activité (al. 2))
- Code de la sécurité sociale : article R613-4 (Délai de 90 jours pour la première échéance)
- Code de la sécurité sociale : article R613-5 (Échéancier de paiement des cotisations et contributions sociales (III))
- Code de la sécurité sociale : article R613-2 (Versements mensuels)
- Code de la sécurité sociale : article R613-3 (Versements trimestriels)
- Code de la sécurité sociale : article L311-3 (Gérants assimilés salariés relevant du régime général (11° et 12°))
- Code des assurances : articles L241-1 et L241-2 (Obligation de souscrire une assurance de responsabilté décennale)
- Code civil : article 1792 (Champ d’application de la responsabilité décennale)
- Code civil : article 1792-1 (Définition du « constructeur d’un ouvrage » supportant la garantie décennale)
- Code civil : article 1792-2 (Extension de la garantie décennale aux équipements indissociables d’un ouvrage)
- Code civil : article 1792-4-1 (Durée de la garantie décennale (10 ans))
- Code des assurances : article L243-2 (Obligation de joindre une attestation d’assurance décennale aux devis et factures)
- Code des assurances : article A243-3 (Mentions obligatoires de l'attestation d'assurance décennale)
- Code des assurances : articles L241-1 et L241-2 (RCP obligatoire en cas de garantie décennale obligatoire)
- Code civil : article 1242 (Responsabilité du professionnel)
- Code du travail : articles L8291-1 à L8291-3 (Obligation et sanctions concernant la carte BTP)
- Code du travail : articles R8291-1 à R8291-6 (Précisions concernant la commande d'une carte BTP)
- Code du travail : articles R4544-9 à R4544-11 (Obligation d'habilitation électrique pour les salariés)
- Code du travail : article R4535-12 (Obligation pour le travailleur indépendant d’avoir connaissance des risques liés à l'électricité)
- Code du travail : article L4744-6 (Sanction en cas de non-respect par le travailleur indépendant de ses obligations en matière de santé et de sécurité en cas d’intervention sur un chantier)
- Code du travail : articles L4121-1 et L4121-5 (Obligations de l’employeur en matière de prévention des risques)
- Code du travail : articles R4535-6 à R4535-7 (Utilisation des EPI par les travailleurs indépendants)
- Code de la consommation : articles L131-1 à L131-4 (Obligation générale d'information précontractuelle et sanctions en cas d’omission sur le devis)
- Code de l'artisanat : article L132-1 (Mention obligatoire de l’assurance sur le devis et la facture d’un artisan)
- Code de l'artisanat : article R132-1 (Mentions obligatoires sur les documents contractuels et publicitaires d’un artisan)
- Arrêté du 19 février 2026 relatif au titre professionnel de carreleur-chapiste (Titre professionnel de carreleur-chapiste : missions)
- Arrêté du 24 janvier 2017 sur la publicité des prix des prestations de dépannage, réparation et entretien dans le secteur du bâtiment/équipement de la maison (Devis obligatoire pour les artisans du bâtiment et de la maison)
- Arrêté n°83-50/A du 3 octobre 1983 relatif à la publicité des prix de tous les services (Conditions, mentions et sanctions relatives à la facturation)
Définitions
Usurpation de titre
Usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée, d'un diplôme officiel ou d'une qualité.
Union européenne (UE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Espace économique européen (EEE)
Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède
Travailleur indépendant
Professionnel qui exerce de manière autonome et en son nom une activité économique (commerciale, artisanale, agricole ou libérale). Il peut exercer son activité sous plusieurs formes juridiques : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel (EI) ou société.
Peine complémentaire
Sanction prononcée par le juge pénal et qui s'ajoute à une peine principale d'emprisonnement et/ou d'amende. Par exemple, le retrait du permis de conduire, la déchéance des droits civiques, l'interdiction de travailler avec des mineurs, l'obligation d'effectuer des travaux d'intérêt général, ou de se soumettre à un suivi socio-judiciaire.
Fichier national des interdits de gérer
Recense les interdictions prononcées par les juridictions commerciales, civiles et pénales : faillites personnelles et les autres mesures d'interdiction de diriger, de gérer, d'administrer ou de contrôler, une entreprise commerciale, industrielle, artisanale, agricole, une entreprise ou une personne morale.
Personnalité juridique (personnalité morale)
Existence juridique acquise à la date de l’immatriculation de l'entreprise, distincte de ses membres. Elle se caractérise notamment par les éléments suivants : une dénomination sociale, un siège social, une nationalité, une durée, un patrimoine propre, des droits extrapatrimoniaux (droit d’agir en justice, droit au nom, à l’honneur, à l’image, etc.) et des obligations.
Régime réel d'imposition des bénéfices
Régime d'imposition des bénéfices applicable soit aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les seuils du régime micro-fiscal, soit à celles optant pour son application. En matière de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou bénéfices agricoles (BA) le régime réel peut être simplifié ou normal. En matière de bénéfices non commerciaux (BNC), il existe uniquement le régime réel de la déclaration contrôlée. Un régime réel est plus contraignant qu’un régime micro-fiscal (obligations comptables, déclaratives...) mais permet par exemple de déduire davantage de charges du résultat imposable (montant réel de charges et non forfaitaire).
Micro-entrepreneur
Entrepreneur individuel qui bénéficie d'un régime fiscal et social simplifié quand son chiffre d'affaires perçu en 2026 ne dépasse pas l'un des seuils suivants : 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et 83 600 € pour les prestations de services.
Abattement forfaitaire
Déduction appliquée sur un montant donné et qui permet au contribuable de ne pas être imposable sur une partie des revenus déclarés au cours d'une année fiscale. Cet abattement intègre les charges de l'entreprise : charges sociales, salaires, loyers de location notamment. Les taux de cet abattement diffèrent en fonction de l'activité exercée par l'entreprise.
Dommages et intérêts
Somme d'argent destinée à réparer le préjudice subi
Préjudice corporel
Atteinte au corps d'une personne (blessures, handicap, décès)
Préjudice matériel
Atteintes aux biens d'une personne ou à ses intérêts financiers.
Préjudice immatériel
Dommage ne se traduisant pas par une perte financière directe, et pouvant notamment affecter la santé, la réputation ou la situation professionnelle d’une personne. En pratique, il peut par exemple s’agir de séquelles psychologiques provoquées par un accident ou de la perte d’une opportunité professionnelle consécutive à une diffamation.
Escompte
Opération de crédit à court terme qui consiste à acheter, avant son échéance, une dette à celui à qui celle-ci est due
Maître d'ouvrage
Personne publique ou privée pour le compte de laquelle des travaux ou un ouvrage immobilier sont réalisés
Personne physique (formes juridiques d'entreprises)
Entreprises individuelles, dont micro-entreprises
Personne morale (formes juridiques d'entreprise)
Sociétés (SARL, SASU, SAS, EURL, SA, SNC, SCS, SCA, etc.)
Urssaf
CPAM
Carsat
CMA
BIC
BNC
BA
HT
IR
APE
Pacs
TTC
RNE
Agirc-Arrco
BTP